20 mariages par saison.
Et toujours la même
remise en question.
Mon premier mariage, c'était un ami vidéaste qui m'avait proposé parce qu'ils avaient un budget dérisoire. Un gros mariage, mais presque rien pour la photo. Je me souviens encore de la sortie — des attentes dignes d'un photographe international, des retouches qui ne leur convenaient pas. Une des pires expériences post-mariage de ma carrière.
Pourtant, ce même mariage m'a donné quelque chose d'exceptionnel : la sensation d'avoir appris l'équivalent d'une année d'expérience en une seule journée. Du couple, de la basse lumière, du mouvement, des préparatifs, des photos créatives. J'en suis sorti épuisé mentalement — et encore plus motivé que jamais.
D'années en années, mon style s'est affiné. Mon œil aussi. Les demandes sont tombées grâce au bouche-à-oreille. Aujourd'hui je tourne à 20 à 25 mariages par saison — et pourtant, la remise en question fait toujours partie de mon quotidien.
Ce que j'aurais voulu qu'on me dise à mes débuts ? La difficulté mentale de tenir le stress. Les saisons creuses où on a l'impression d'être inutile. Que ces moments font partie du chemin, et qu'il ne faut jamais rien lâcher.
Grainy Workshop, c'est tout ce que j'aurais voulu avoir dès le premier jour.